Le magazine digital de Béatrice Chakra

Lachaume & Vauclair, l’histoire d’une rencontre

Lachaume & Vauclair, l’histoire d’une rencontre

Fév 6, 2020

Tout commence au cœur de Paris dans les années 70. Le rez-dechaussée du 10 rue Royale est occupé par la Maison Lachaume, dirigée d’une main de maître par Giuseppina Callegari, grand-mère de Stéphanie Primet et Caroline Cnocquaert.

Quelques étages plus haut se situe l’atelier de coupe de Paul Vauclair, grand-père de Laurence Vauclair. L’histoire ne dit pas si elles ont joué ensemble à l’époque, mais il est difficile d’imaginer qu’elles ne se soient jamais croisées.

Stéphanie, Caroline et Laurence se remémorent les mêmes heures passées à l’adresse cossue. Les colonnes Massier qui sublimaient alors la vitrine du fleuriste le plus chic de Paris ont d’ailleurs gravé la mémoire de Laurence qui se rappelle parfaitement leur décor au flamant rose. Dans ces murs, elles ont appris des valeurs qui les guident encore aujourd’hui : la quête perpétuelle du beau et l’admiration du savoir-faire de l’artisan.

La grand-mère de Caroline et Stéphanie leur a transmis l’élégance d’un bouquet, ses accords de couleurs et de formes. Aujourd’hui, elles travaillent la fleur comme une œuvre d’art pour en faire des créations profondément picturales. Des moments partagés avec son grand-père, Laurence a gardé une véritable ferveur pour le geste de l’artisan, pour la patience et la minutie de son travail qui transforment chacune de ses pièces en chef-d’œuvre. Des qualités qui animent encore aujourd’hui leur quête d’excellence au quotidien. Mais au-delà de cette éducation de l’œil et du geste, elles se sont également vues transmettre une curiosité qui les amène à franchir les barrières de leurs domaines respectifs.

De leur amitié naît alors un projet commun. Ou plutôt hors-du-commun. Une exposition qui réunirait les noms Vauclair et Lachaume dans un cadre à la mesure de leur réputation. Le jardin d’hiver apparaît comme une évidence. Symbole des luxueuses demeures bourgeoises de la seconde moitié du XIXème siècle, il évoque autant un décor de rotins et de céramiques qu’une végétation luxuriante. Mais comment alors réinventer le jardin d’hiver en 2020 ? Pour renouveler le genre, il faut revenir à l’essence même de l’oasis, à son élégance intemporelle, à son charme qui transcende les époques. À cette occasion, le Maitre-fleuriste Lachaume lance une ligne exclusive de bouquets conçus à partir de fleurs séchées. Sublimées dans les cache-pots de la Maison Vauclair, les compositions florales se révèlent et perdurent…

Véritables œuvres d’art, elles intègrent le décor et dessinent ce jardin d’hiver si singulier…

 

Crédit Photo : Guillaume de Laubier.

 

bouquet_-2

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *