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Paul-Loup SULITZER : « Tout me fascine…tout est encore possible ! »

Paul-Loup SULITZER :  « Tout me fascine…tout est encore possible ! »

Sep 16, 2015

Retour de l’île Maurice où il séjournait depuis plus d’un an, le célèbre auteur de best-sellers a repris les affaires et son métier de consultant international. Il répond ici à nos questions en livrant notamment son sentiment sur la crise de 2008 et le réveil de la Chine.

 

 

1.- Paul-Loup Sulitzer, longtemps vous avez été sur le devant de la scène. Aujourd’hui, on vous voit moins. Que devenez-vous ?

Paul-Loup Sulitzer : Je n’ai pas le sentiment d’être en retrait mais il est vrai que je suis à l’île Maurice depuis plus d’un an et ceci explique probablement cela. J’ai mené une mission économique pour le Board Of Investment de Maurice, afin d’attirer les investisseurs étrangers. J’ai donc repris les affaires et mon métier de consultant international sans pour autant délaisser mes activités artistiques. J’ai en effet collaboré avec un artiste mauricien sur un morceau basé sur ma vie et mes expériences. Le titre sera disponible en octobre ou novembre sur les plates-formes de téléchargement.

 

2.- Vos livres Money, Cash, Fortune écrits au début des années 1980 se sont vendus à des millions d’exemplaires. On a donné un nom à ces best-sellers d’un genre nouveau : la finance-fiction. Avec la crise de 2008, ne peut-on dire que la réalité a dépassé la fiction ? Ecrirez-vous aujourd’hui ces livres qui, à leur manière, ont contribué à briser le tabou de l’argent ?

Paul-Loup Sulitzer : Ces livres sont le reflet de leur époque et lorsque j’ai entrepris cela au début des années 80 personne n’avait osé démocratiser l’argent. On montrait dans les films un homme d’affaires dans son jet, mais jamais comment il avait fait pour en arriver là. C’est ce que j’ai voulu faire à travers des romans divertissants mais documentés.

Aujourd’hui, à travers la crise de 2008, on note qu’un capitalisme dévoyé a apporté beaucoup de malheur. Ce n’est pas ce dont j’ai fait la promotion dans mes livres, l’argent n’a jamais été une fin, mais un moyen et l’on peut vivre heureux avec beaucoup d’argent ou avec beaucoup moins.

 

3.- La Chine fascine. L’Empire céleste que certains appellent « le Grand Atelier du monde » vous inspire-t-elle  comme cadre et sujet d’un roman ?

Paul-Loup Sulitzer : La Chine est bien éveillée ! Il faut maintenant compter avec elle, dans les échanges commerciaux mais également sur l’échiquier géopolitique mondial. Cependant, la crise bancaire qu’elle traverse le prouve, tout n’est pas rose. Le pays doit par exemple faire face à la concurrence d’autres pays, tels que l’Inde ou d’autres pays asiatiques chez lesquels les grands groupes délocalisent maintenant leur production.

La Chine est fascinante, c’est un pays complexe avec un communisme converti à l’économie de marché et des codes bien particuliers.

J’ai parlé de tout cela dans mon dernier roman, L’empire du nénuphar, qui mettait en scène mon héros fétiche, Franz Cimballi.

 

4. – Vous vous êtes essayé à tous les genres ou presque. Vous avez même écrit « Le Régime Sulitzer » pour perdre du poids. Qu’est-ce qui vous passionne dans la société contemporaine ?

Paul-Loup Sulitzer : Tout me fascine, mais ce sont surtout les destins qui me fascinent. Il y a des destins fascinants et des réussites admirables actuellement et même si le monde occidental traverse une crise, tout est encore possible.

Les nouvelles technologies sont un bouleversement et même si cela ne correspond pas à ma génération je suis présent sur Internet (http://paulloupsulitzer.unblog.fr) et sur Facebook (https://www.facebook.com/Sulitzerofficiel). C’est de ce côté-là qu’il faut regarder !

 

5.- Vous incarnez l’image-type du self made man qui, parti de rien, a réussi à s’élever socialement et à se réaliser humainement. Quel conseil donneriez-vous à un jeune homme ou une jeune femme qui, ne possédant pas de diplômes ronflants, mais habité par une formidable énergie, veut sans complexe gagner de l’argent ?

Paul-Loup Sulitzer : Comme je l’ai dit, gagner de l’argent n’est pas une fin en soi. Mais pour réussir, quelque soit le domaine, il faut croire en soi, s’entourer des bonnes personnes et travailler car ne rien ne vient tout seul.

Propos recueillis  par Béatrice CHAKRA

Crédits Photos : Tenps-libre.info et Yannick BOUTOT.

 

Photo de Yannick Boutot

 

 

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